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Méthode des 5 pourquois: Transformer vos problèmes en opportunités

4 février 2026 | 21 min de lecture
Méthode des 5 pourquois: Transformer vos problèmes en opportunités

La méthode des 5 pourquoi est une technique de résolution de problèmes redoutablement simple : on demande "Pourquoi ?" encore et encore, jusqu'à ce que l'on trouve la véritable origine d'un dysfonctionnement. L'idée est de traiter la racine du problème, pas de s'acharner sur ses symptômes.

Dépasser les solutions de surface avec les 5 pourquoi

Dans le tourbillon quotidien d'une PME, la tentation est grande de régler les problèmes à la va-vite. Un client est mécontent ? On lui fait une ristourne. Un logiciel plante ? On redémarre l'ordinateur. C'est un peu comme mettre un pansement sur une fracture : ça soulage sur le coup, mais ça ne répare rien en profondeur.

Cette approche purement réactive, bien qu'humaine, est un piège. Elle crée des cycles infernaux où les mêmes problèmes reviennent sans cesse, usant les équipes et bridant la croissance de l'entreprise. C'est là que la méthode des 5 pourquoi change complètement la donne. Elle nous force à appuyer sur pause et à creuser un peu plus loin que le bout de notre nez.

Un homme d'affaires présente un graphique sur un tableau blanc à des collègues attentifs lors d'une réunion au bureau.

Un outil aussi simple que la curiosité d'un enfant

La puissance de cette méthode tient à sa simplicité déconcertante. Pas besoin de formation hors de prix ni d'outils compliqués. Elle s'inspire de cette curiosité innée des enfants qui, à force de "pourquoi", finissent par comprendre comment le monde fonctionne.

Appliquée à l'entreprise, cette investigation directe transforme un symptôme visible – ce qui nous agace au quotidien – en un diagnostic précis.

L'objectif n'est pas de trouver un coupable, mais de révéler une faille dans un processus. C'est une transition cruciale d'une culture du blâme vers une culture de l'amélioration continue.

Cette nuance est fondamentale. Pointer du doigt un collaborateur pour une erreur est une facilité qui ne règle rien sur le long terme. En revanche, comprendre que l'erreur vient d'un manque de formation, d'un outil inadapté ou d'une procédure mal fichue, ça, c'est la porte ouverte à des solutions durables qui profitent à tout le monde.

Préparer le terrain pour l'automatisation et l'IA

À l'heure où tout le monde parle de transformation digitale, comprendre ses propres processus est devenu vital. Se lancer tête baissée dans des projets d'automatisation ou d'IA sans un diagnostic clair, c'est le meilleur moyen de jeter de l'argent par les fenêtres.

La méthode des 5 pourquoi agit comme un audit express, une étape de qualification essentielle. Elle permet de :

  • Identifier les vrais goulots d'étranglement qui freinent vos opérations au quotidien.
  • Repérer les tâches manuelles et répétitives qui sont les candidates idéales pour l'automatisation.
  • Mettre en lumière les ruptures de communication entre vos différents logiciels (CRM, ERP, etc.).

En déterrant ces causes profondes, vous ne faites pas que résoudre un problème ponctuel. Vous dessinez une feuille de route limpide pour vos futurs projets technologiques, en vous assurant que chaque euro investi générera un retour sur investissement bien réel. Analyser ses process est la première pierre ; pour aller plus loin, découvrez comment réussir l'automatisation de vos processus métier. En fin de compte, les 5 pourquoi préparent votre PME à devenir plus agile, efficace et prête pour l'avenir.

De Toyota à votre PME : l'histoire d'un outil qui a fait ses preuves

Contrairement à ces modes managériales qui apparaissent et disparaissent aussi vite qu'un post sur les réseaux sociaux, la méthode des 5 pourquoi a des racines profondes. Elle est née dans le feu de l'une des plus grandes révolutions industrielles du XXe siècle. Pour vraiment saisir sa force, il faut remonter à la source.

Tout commence au Japon, dans les années 1930. L’inventeur n’est autre que Sakichi Toyoda, le père fondateur du groupe Toyota. C'était un ingénieur de génie, obsédé par une idée simple mais révolutionnaire : créer des machines qui s’arrêtent d’elles-mêmes dès qu’un problème survient. Il a appelé ce concept le « Jidoka », ou autonomation.

L'ADN du système de production Toyota

Cette philosophie a posé les fondations du célèbre Système de Production Toyota (TPS). Le principe était clair : au lieu de laisser un défaut se propager le long de la chaîne et de le corriger à la fin, on arrête tout et on règle le problème à sa source. Mais comment trouver cette fameuse source ? C'est là que Sakichi Toyoda et ses équipes ont mis au point une technique d'investigation désarmante de simplicité : demander « Pourquoi ? » encore et encore.

Cette curiosité systématique est devenue le cœur de la méthode des 5 pourquoi. Son application rigoureuse a donné des résultats spectaculaires. Par exemple, l'adoption de cette méthode a aidé à améliorer la qualité des véhicules Toyota de 40% entre 1950 et 1970. Si vous voulez creuser le sujet, des analyses très complètes détaillent l'application de la méthode des 5 pourquoi.

Chez Toyota, trouver une rustine rapide était moins important que de comprendre parfaitement la cause fondamentale. Un problème bien compris est un problème à moitié résolu.

Une reconnaissance mondiale, une pertinence intacte

Le succès phénoménal du modèle Toyota a naturellement propulsé les 5 pourquoi sur la scène internationale. La méthode a été adoptée par des milliers d'entreprises dans le monde entier, bien au-delà de l'automobile.

En France, c'est devenu un pilier des démarches d'excellence opérationnelle. Son intégration dans des cadres reconnus mondialement a achevé de la consacrer comme un outil indispensable :

  • Six Sigma : On l'utilise dans la phase "Analyser" pour débusquer les causes racines des défauts.
  • Norme ISO 9001 : Elle est recommandée pour traiter les non-conformités et déployer des actions correctives qui fonctionnent vraiment.
  • Lean Management : C'est un outil fondamental pour l'amélioration continue et pour chasser les gaspillages (Muda).

Aujourd'hui, plus de 70% des grandes entreprises manufacturières françaises ont formalisé son utilisation dans leurs process. Cette histoire montre bien que les 5 pourquoi ne sont pas une simple astuce, mais un vrai principe de management. Sa robustesse et sa simplicité en font un levier de performance parfait pour les PME qui cherchent à devenir plus fiables et plus efficaces.

Maîtriser l'analyse des 5 pourquoi en cinq étapes claires

La vraie magie de la méthode des 5 pourquoi, c'est sa structure. Ce n'est pas juste une conversation à bâtons rompus, mais un processus rigoureux qui transforme un problème flou en une feuille de route claire et actionnable. Pour que ça fonctionne, il suffit de suivre cinq étapes logiques, toujours les mêmes.

Cette approche, pas à pas, évite de s'éparpiller. On reste concentré sur la recherche de solutions, pas de coupables, le tout dans un format rapide et collaboratif.

Étape 1 : Rassembler la bonne équipe

Le succès d'une session des 5 pourquoi se joue avant même de poser la première question. Tout dépend de qui est dans la salle. L'erreur classique ? N'inviter que des managers qui ont une vision de haut niveau, souvent déconnectée du terrain.

Pour une analyse qui tape dans le mille, votre équipe doit inclure :

  • Les opérateurs de terrain : Ceux qui font le travail au quotidien. Leur connaissance pratique est irremplaçable. Personne ne connaît mieux les vrais problèmes qu'eux.
  • Un responsable hiérarchique : Il est là pour valider les décisions et, surtout, pour débloquer les ressources nécessaires à la mise en place des solutions.
  • Un facilitateur (si possible) : Une personne neutre qui guide la discussion. Son rôle est de s'assurer que tout le monde respecte le cadre et reste concentré sur l'objectif, sans que la conversation ne tourne au règlement de comptes.

L'idée, c'est de créer un groupe multidisciplinaire où chaque point de vue vient enrichir l'analyse.

Étape 2 : Cadrer le problème avec précision

Un problème mal défini conduit presque toujours à une mauvaise cause racine. Des phrases vagues comme "les clients sont mécontents" ou "le logiciel est lent" sont de faux départs. C'est beaucoup trop large pour être utile.

Il faut être factuel, spécifique. La méthode QQOQCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi) est parfaite pour ça. Par exemple, "les clients sont mécontents" devient :

Le mardi après-midi (Quand), 30 % des clients (Qui) contactant le support par téléphone (Comment) se plaignent d'un délai de réponse supérieur à 10 minutes (Quoi) depuis le déploiement de la nouvelle interface le 1er du mois.

Cette description, précise et chiffrée, offre un point de départ solide et indiscutable. On sait exactement sur quoi on enquête.

L'infographie suivante retrace le parcours de cette méthode, de son origine industrielle chez Toyota à son adoption massive en France, soulignant son efficacité éprouvée.

Diagramme expliquant l'histoire de la méthode des 5 Pourquoi, son origine Toyota et son impact sur la qualité en France.

Ce visuel montre bien comment un principe tout simple, né dans les usines japonaises, a permis des gains de qualité spectaculaires avant de devenir une référence de l'excellence opérationnelle en Europe.

Étape 3 : Mener l'interrogatoire des Pourquoi

C'est le cœur du réacteur. On part du problème bien défini et on pose la question "Pourquoi ?" en boucle. Chaque réponse devient le point de départ de la question suivante. Le but est de creuser sous la surface, de dépasser les symptômes évidents pour atteindre les couches profondes de la causalité.

Le facilitateur a un rôle crucial ici : il doit s'assurer que les réponses s'appuient sur des faits, pas des opinions ou des suppositions. C'est aussi lui qui recadre le débat si l'on commence à chercher des coupables plutôt que des causes.

Étape 4 : Isoler la véritable cause racine

Comment savoir qu'on a touché le fond ? Le signal est assez clair : quand la réponse à un "Pourquoi ?" pointe vers un processus cassé, manquant ou à améliorer, et non plus vers une simple erreur humaine ou un symptôme.

La cause racine est le point de levier. C'est l'endroit où vous pouvez mettre en place une action corrective qui empêchera le problème de se reproduire. Si la réponse ne vous donne aucune prise pour agir, c'est que vous n'êtes pas encore allé assez loin.

Parfois, trois "Pourquoi" suffisent. D'autres fois, il en faudra six ou sept. Le chiffre 5 est un ordre d'idée, pas une règle gravée dans le marbre. L'important, c'est d'atteindre ce niveau fondamental où une intervention aura un impact durable.

Étape 5 : Concevoir des solutions durables

Toute cette analyse ne sert à rien si elle ne débouche pas sur des actions concrètes. Une fois la cause racine identifiée, l'équipe doit brainstormer des "contre-mesures" pour y remédier. Pas des rustines, de vraies solutions.

Ces solutions doivent être :

  • Spécifiques : On définit clairement ce qui doit être fait.
  • Assignées : On désigne un pilote pour chaque action.
  • Datées : On fixe une échéance réaliste pour la mise en œuvre.

Et enfin, l'étape que beaucoup oublient : planifier un suivi. Il est vital de vérifier que les solutions ont bien été mises en place et, surtout, qu'elles ont réglé le problème de départ. C'est cette boucle de validation qui ancre la méthode dans une démarche d'amélioration continue et qui garantit un vrai retour sur investissement.

Pour vous aider à structurer vos propres sessions, voici une checklist simple mais efficace à garder sous la main.

Checklist de mise en œuvre de la méthode des 5 pourquoi

Cette checklist est un guide pratique pour s'assurer que chaque analyse est menée avec rigueur, de la définition du problème jusqu'à la validation des solutions. Elle vous aidera à ne sauter aucune étape cruciale.

Étape clé Action à réaliser Piège à éviter
1. Constitution de l'équipe Rassembler un groupe pluridisciplinaire (terrain, management, facilitateur). N'inviter que les managers ou les personnes "disponibles".
2. Définition du problème Formuler le problème de manière spécifique, factuelle et chiffrée (QQOQCP). Partir d'une affirmation vague comme "ça ne marche pas bien".
3. Conduite de l'analyse Poser "Pourquoi ?" de manière itérative, en basant chaque question sur la réponse précédente. S'arrêter à la première réponse évidente ou chercher un coupable.
4. Identification de la cause racine Continuer à creuser jusqu'à identifier un processus défaillant ou manquant sur lequel on peut agir. Confondre un symptôme (ex : erreur humaine) avec la cause racine (ex : manque de formation).
5. Plan d'action Définir des solutions précises, assigner un responsable et fixer une date limite pour chaque action. Terminer la réunion sans un plan d'action clair et des responsabilités définies.
6. Suivi et validation Planifier une date de suivi pour vérifier que les actions sont implémentées et qu'elles ont résolu le problème. "Oublier" de vérifier si la solution a fonctionné, et laisser le problème resurgir plus tard.

En suivant cette trame, vous transformez une simple discussion en un véritable outil de résolution de problèmes, capable de générer des améliorations durables pour votre PME.

Cas pratiques : les 5 pourquoi sur le terrain des PME

La théorie, c'est bien beau, mais la vraie valeur d'un outil se mesure sur le terrain. Pour voir ce que la méthode des 5 pourquoi a vraiment dans le ventre, plongeons dans trois scénarios que toute PME connaît bien. Chaque exemple vous montrera comment cette approche, simple en apparence, permet de passer d'un symptôme qui agace tout le monde à une cause profonde bien ancrée dans les processus. C'est là que se trouvent les vraies solutions, celles qui durent.

Un ordinateur portable avec "ETUDES DE CAS" à l'écran, et des cartes "SUPPORT", "VENTES", "FINANCE" sur un bureau.

Cas 1 Support Client : pourquoi le taux de satisfaction chute ?

Le décor : une PME dans le logiciel B2B voit son score de satisfaction client (CSAT) chuter de 15 % en un trimestre. Le téléphone n'arrête pas de sonner, l'équipe support est au bord de la crise de nerfs.

On lance l'analyse des 5 pourquoi :

  1. Pourquoi notre score CSAT a-t-il chuté ? Parce que les clients se plaignent que le temps de réponse à leurs tickets est interminable.
  2. Pourquoi les temps de réponse sont-ils si longs ? Parce que l’équipe support perd un temps fou à chercher les infos de base sur chaque client (historique, contrat, etc.) avant même de pouvoir commencer à répondre.
  3. Pourquoi doivent-ils chercher ces infos à la main ? Parce que le logiciel de ticketing du support et notre CRM ne se parlent pas. Toutes les données clients sont dans le CRM, mais inaccessibles depuis l'outil de support.
  4. Pourquoi ces deux systèmes ne sont-ils pas synchronisés ? Parce qu'au moment d'installer le nouveau logiciel de ticketing, l'intégration avec le CRM a été jugée trop chère et complexe. On a préféré la "mettre de côté pour plus tard".
  5. Pourquoi l'intégration a-t-elle été jugée trop complexe ? Parce qu'à l'époque, personne n'avait les compétences techniques en interne pour gérer l'API, et aucun budget n'avait été prévu pour un prestataire.

Le coupable n'est donc pas une équipe "lente", mais une dette technique héritée d'un projet mal ficelé. La solution n'est pas de pointer le support du doigt, mais d'investir enfin dans la connexion de ces deux outils.

Solution et opportunité IA : Immédiatement, il faut débloquer le budget pour un expert qui connectera le CRM à l'outil de support. Demain, on pourrait aller plus loin : un agent IA pourrait enrichir chaque ticket automatiquement avec les données du CRM dès sa création. Les agents humains se concentreraient alors sur la résolution du problème, pas sur la chasse aux infos.

Cas 2 Ventes : pourquoi nos cycles de vente s'allongent ?

Le contexte : l'équipe commerciale d'une boîte de services constate que ses cycles de vente sont passés de 60 à 90 jours. Les prévisions de chiffre d'affaires deviennent un casse-tête et le moral des troupes est en berne.

On déroule le fil :

  1. Pourquoi nos cycles de vente s'allongent-ils ? Parce que les commerciaux perdent plus de temps à qualifier les leads et à monter leurs propositions.
  2. Pourquoi passent-ils plus de temps sur ces tâches ? Parce que la qualité des leads envoyés par le marketing a baissé. Ils reçoivent une tonne de contacts, mais beaucoup sont hors-sujet.
  3. Pourquoi la qualité des leads a-t-elle diminué ? Parce qu'on a lancé une nouvelle campagne de contenu très générale qui attire un public bien moins ciblé que d'habitude.
  4. Pourquoi a-t-on lancé une campagne aussi large ? Parce que l'objectif numéro un du marketing était d'augmenter le volume total de leads, sans aucun critère de qualité associé.
  5. Pourquoi l'objectif était-il seulement basé sur le volume ? Parce que les indicateurs de performance (KPI) du marketing sont basés sur la quantité de leads générés, pas sur le nombre de leads qui deviennent réellement clients.

La cause racine ? Un désalignement total des objectifs entre le marketing et les ventes. Le premier est jugé sur la quantité, le second sur la qualité. Résultat : une friction interne qui freine toute l'entreprise. Pour optimiser ces workflows, une analyse en profondeur est cruciale, comme l'explique notre guide sur la cartographie des processus métier.

Cas 3 Finance : pourquoi ces erreurs de facturation à répétition ?

La situation : le service compta d'une PME industrielle est noyé sous les appels de clients mécontents à cause d'erreurs sur leurs factures. Les paiements sont retardés et la charge administrative explose.

On applique la méthode :

  1. Pourquoi avons-nous tant d'erreurs de facturation ? Parce que les infos des commandes (quantités, prix négociés) sont saisies à la main dans le logiciel de facturation, et il y a souvent des coquilles.
  2. Pourquoi ces infos sont-elles saisies manuellement ? Parce que le système de gestion des commandes des commerciaux et le logiciel comptable ne communiquent pas ensemble.
  3. Pourquoi ces systèmes ne communiquent-ils pas ? Parce qu'ils viennent de deux fournisseurs différents et qu'aucune passerelle n'a jamais été mise en place pour les connecter.
  4. Pourquoi aucune passerelle n'a été mise en place ? Parce qu'au moment de choisir le logiciel compta, le seul critère était le prix de la licence, pas sa capacité à s'intégrer avec les outils déjà en place.
  5. Pourquoi le coût a-t-il tout écrasé ? Parce que la décision a été prise uniquement par la direction financière, sans jamais demander leur avis aux équipes commerciales ou opérationnelles pour mesurer l'impact sur leur travail quotidien.

La cause racine est une décision d'achat prise en silo, sans aucune vision globale des processus de l'entreprise. L'économie faite au départ sur le logiciel est aujourd'hui largement annulée par le coût caché du travail manuel, des erreurs et des retards de paiement.

Ces exemples le prouvent : les 5 pourquoi sont un formidable outil de diagnostic pour les PME. Ils permettent de remonter à la source des problèmes, qui sont presque toujours liés à des processus cassés, des outils non connectés ou des objectifs mal alignés. Une analyse menée auprès de structures françaises a montré que 65 % des PME utilisant cette méthode réduisent de 25 % à 35 % le temps passé à trouver l'origine d'un problème. Découvrez comment une PME a utilisé les 5 pourquoi pour optimiser son catalogue produit et redresser ses ventes.

Comment l'IA décuple la puissance des 5 pourquoi

La méthode des 5 pourquoi est un formidable outil de diagnostic manuel. Mais une fois la cause racine identifiée, comment passer de l'analyse à l'action à grande échelle ? C'est précisément là que l'intelligence artificielle et l'automatisation entrent en jeu, transformant un simple exercice de logique en un puissant moteur de croissance.

Des causes racines aux cas d'usage pour l'IA

Chaque cause racine mise en lumière par la méthode des 5 pourquoi est, en réalité, une opportunité d'optimisation. Il faut le voir comme ça : une tâche manuelle répétitive, un manque de données critiques ou un goulot d'étranglement dans un processus sont des cas d'usage parfaits pour des solutions technologiques ciblées.

L'analyse des 5 pourquoi agit comme un projecteur, éclairant avec une précision chirurgicale les points de friction où l'IA peut apporter le plus de valeur.

  • Tâches manuelles répétitives : La saisie de données d'une facture dans un logiciel comptable, identifiée comme une source d'erreurs, devient une candidate idéale pour un workflow d'automatisation qui extrait et intègre les informations sans intervention humaine.
  • Manque de données critiques : Si les commerciaux perdent du temps à qualifier des leads, un agent IA peut être entraîné pour enrichir automatiquement les fiches contacts avec des informations pertinentes. Ils peuvent alors se concentrer sur les prospects les plus prometteurs.
  • Goulots d'étranglement : Un support client débordé par des questions récurrentes ? Il peut être soulagé par un chatbot intelligent, capable de répondre instantanément 24/7 aux demandes les plus fréquentes.

L'automatisation du suivi pour mesurer le ROI

L'un des plus grands défis après avoir implémenté une solution est de prouver son efficacité. Bonne nouvelle : l'IA et l'automatisation excellent aussi dans ce domaine. Plutôt que de suivre manuellement des indicateurs dans des tableurs, vous pouvez mettre en place des tableaux de bord automatisés.

La véritable puissance réside dans la boucle de rétroaction. L'IA ne résout pas seulement le problème initial ; elle fournit également les données en temps réel pour mesurer l'impact de la solution, prouvant ainsi son retour sur investissement de manière incontestable.

Ces dashboards, connectés à vos outils (CRM, logiciel de support, etc.), suivent en continu les métriques clés impactées par votre projet. Vous pouvez visualiser l'évolution du temps de réponse moyen du support, la réduction du taux d'erreur de facturation ou l'accélération du cycle de vente. Pour illustrer concrètement comment l'IA peut décupler la puissance d'une méthode d'analyse, on peut observer des approches d'l'intégration de l'IA dans des systèmes existants.

Du diagnostic à la transformation mesurable

En associant la clarté de la méthode des 5 pourquoi à la puissance de l'exécution de l'IA, vous créez un cercle vertueux. Vous ne vous contentez pas de "résoudre des problèmes" ; vous transformez activement vos opérations en un système plus efficace, plus rapide et piloté par la donnée.

Chaque analyse devient alors le point de départ d'une amélioration tangible et chiffrée. Cette approche stratégique assure que vos investissements technologiques sont toujours alignés sur des besoins réels et validés, maximisant ainsi vos chances de succès. Pour découvrir des exemples concrets, explorez les différents cas d'usage de l'IA pour les PME qui peuvent naître de ce type d'analyse.

Les questions qui reviennent souvent sur la méthode des 5 pourquoi

Même avec un outil aussi simple en apparence que les 5 pourquoi, quelques doutes subsistent souvent avant de se lancer. C'est normal. Voici des réponses claires, issues du terrain, aux questions que les dirigeants de PME se posent le plus.

Est-ce que ça marche vraiment pour tous les problèmes ?

La méthode est redoutable pour les problèmes opérationnels du quotidien, ceux où les liens de cause à effet sont assez directs. Et soyons honnêtes, ça couvre la grande majorité des défis d'une PME : un souci de qualité, un délai non tenu, un couac dans le processus commercial…

Pour les problèmes systémiques très complexes, c'est un excellent point de départ. La méthode permet de déblayer le terrain avant de sortir, si vraiment c'est nécessaire, des outils plus lourds. Pour environ 80 % des cas, elle est rapide, suffisante et incroyablement efficace.

Combien de temps ça prend, une session des 5 pourquoi ?

C'est là que la méthode brille : sa rapidité. Une session bien menée, avec les bonnes personnes autour de la table, dure en général entre 20 et 60 minutes. L'idée n'est pas de s'enfermer pendant des heures, mais de vite formuler une hypothèse de cause racine pour la tester sur le terrain.

Mieux vaut plusieurs sessions courtes et ciblées sur des problèmes précis qu'une seule réunion interminable qui perd tout le monde en route.

Faut-il vraiment s'arrêter à cinq questions, pile ?

Le "5" est plus un guide qu'une règle gravée dans le marbre. L'objectif est de continuer à creuser avec "Pourquoi ?" jusqu'à ce que vous touchiez le fond du problème.

Le signal que vous y êtes ? Quand la réponse pointe vers un processus cassé ou manquant, et non plus vers une simple erreur humaine. Parfois, trois "Pourquoi" suffisent. D'autres fois, il en faudra six. L'important est d'arriver au point où l'action corrective que vous mettrez en place empêchera le problème de revenir.

Et si on bloque, si on ne trouve pas la cause ?

Si vous tournez en rond, c'est souvent le signe d'un de ces deux pièges :

  • Les bonnes personnes ne sont pas dans la pièce : Il vous manque l'expertise de ceux qui sont sur le terrain, ceux qui vivent le processus au quotidien.
  • Le problème est trop flou : Partir d'une affirmation comme "les ventes baissent" est trop large pour être analysé. C'est un symptôme, pas un problème bien défini.

La solution est simple : reformulez le problème de manière plus précise. Ou alors, invitez d'autres membres de l'équipe pour une seconde session avec un regard neuf.


Prêt à transformer vos problèmes en véritables leviers de croissance ? Chez Neocell, nous utilisons des diagnostics précis comme les 5 pourquoi pour dénicher les opportunités d'automatisation et d'IA les plus rentables pour votre PME. Découvrez notre approche et demandez votre audit sur https://www.neocell.ai.

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