Le duel n8n vs Make se résume souvent à une question de fond pour une PME : faut-il privilégier la vitesse de déploiement ou le contrôle absolu ? Pour faire simple, Make est la solution idéale pour mettre en place des automatisations rapidement, de manière très visuelle. C'est le terrain de jeu parfait pour les équipes marketing et opérations qui veulent des résultats sans attendre. À l'opposé, n8n est l'outil de choix pour construire des workflows complexes et sur mesure, offrant une maîtrise totale de vos données et de l'hébergement.
Comprendre le choix stratégique entre n8n et Make
Choisir entre n8n et Make n'est pas qu'une simple décision technique. C'est un véritable alignement stratégique avec les ambitions de votre PME. La bonne plateforme peut devenir un moteur de croissance redoutable, alors qu'un mauvais choix risque de créer des goulots d'étranglement coûteux et même des failles de sécurité. Il est donc essentiel de saisir la philosophie de chaque outil avant de plonger dans les détails.

Make, que beaucoup connaissent encore sous son ancien nom Integromat, a été pensé pour la simplicité et l'accessibilité. Son interface en glisser-déposer permet à n'importe qui, même sans bagage technique, de visualiser et de construire des scénarios d'automatisation en quelques minutes. C'est l'outil parfait pour obtenir des gains de productivité rapides sur des tâches répétitives.
En France, Make domine clairement le marché des PME pour ce type d'automatisations simples. On estime qu'il y a environ 25 000 utilisateurs actifs dans le pays, contre seulement 12 000 pour n8n. Cet écart s'explique par la nature très intuitive et no-code de Make, qui récolte 92 % de satisfaction utilisateur pour son expérience. C'est un atout majeur pour les dirigeants qui veulent éliminer les tâches chronophages sans se lancer dans un projet technique complexe. Pour mieux cerner cette dynamique, des analyses sur l'adoption des outils no-code peuvent offrir un éclairage intéressant.
N8n, de son côté, est bâti sur une philosophie de flexibilité et de contrôle. Sa capacité à être auto-hébergé (self-host) est son plus grand différenciateur. Cela vous donne une maîtrise totale de la sécurité de vos données, un point non négociable pour les entreprises qui manipulent des informations sensibles ou qui sont soumises à une conformité RGPD stricte.
Le choix se résume souvent à ceci : Make, c'est comme louer un bureau meublé et tout équipé — pratique et rapide pour démarrer. N8n, c'est comme construire votre propre bâtiment — l'investissement de départ est plus lourd, mais vous avez un contrôle absolu sur chaque détail.
Pour vous aider à prendre une décision éclairée, le tableau ci-dessous résume les points forts de chaque plateforme en fonction des priorités que l'on retrouve le plus souvent dans une PME.
Tableau de décision rapide n8n vs Make
Ce résumé comparatif des critères clés est conçu pour aider les dirigeants à choisir rapidement entre n8n et Make, en fonction des priorités stratégiques de leur entreprise.
| Critère de décision | Idéal pour Make | Idéal pour n8n |
|---|---|---|
| Rapidité de déploiement | Équipes marketing et ventes voulant des résultats immédiats sans support technique. | Projets nécessitant une configuration et des tests approfondis avant le lancement. |
| Complexité du workflow | Tâches linéaires avec quelques conditions (ex : synchroniser un CRM avec un outil d'emailing). | Processus multi-étapes complexes avec logique avancée, transformations de données et appels API sur mesure. |
| Contrôle des données | Processus ne manipulant pas de données personnelles sensibles (ex : alertes Slack). | Workflows traitant des données clients, financières ou de santé, exigeant une conformité RGPD stricte. |
| Compétences techniques | Conçu pour les utilisateurs métier, les experts du no-code et les "power users" sans background de développeur. | Idéal pour les équipes avec des compétences techniques (API, JavaScript) ou un accès à des développeurs. |
| Budget et scalabilité | Modèle prévisible pour des volumes faibles à moyens, mais peut devenir coûteux à grande échelle. | Coût total de possession très faible en auto-hébergement, particulièrement pour des volumes élevés d'exécutions. |
Ce tableau met en lumière un arbitrage fondamental : la facilité d'usage immédiate de Make face à la puissance et la souveraineté offertes par n8n. Votre choix dépendra donc entièrement de vos ressources internes, de la sensibilité de vos données et de la complexité des processus que vous souhaitez automatiser.
La prise en main : flexibilité contre expérience utilisateur
L'efficacité d'un outil d'automatisation ne se mesure pas qu'à sa liste de fonctionnalités. Ce qui compte vraiment, c'est la façon dont il s'intègre au quotidien de vos équipes. L'expérience utilisateur et la flexibilité définissent la rapidité d'adoption et la puissance réelle que vous pourrez en tirer. Et sur ce point, le duel n8n vs Make illustre parfaitement deux philosophies opposées.
Make a bâti sa réputation sur une promesse de simplicité quasi radicale. Son interface, purement visuelle et basée sur le glisser-déposer, est pensée pour démocratiser l'automatisation, la rendant accessible même aux profils les moins techniques.

Grâce à cette approche, un responsable marketing peut esquisser et lancer un scénario fonctionnel en quelques minutes. L'objectif est clair : pulvériser la friction technique pour obtenir des résultats immédiats.
La simplicité intuitive de Make
L'environnement de Make se présente comme une grande toile blanche où chaque application est une bulle que l'on connecte aux autres. Ce paradigme visuel est redoutablement efficace pour des workflows linéaires ou avec des embranchements logiques simples.
Prenons un cas d'usage typique pour une PME :
- Déclencheur : Un nouveau formulaire est soumis sur le site (ex : Webflow).
- Action 1 : Les coordonnées du prospect sont ajoutées dans le CRM (ex : HubSpot).
- Action 2 : Une notification est envoyée à l'équipe commerciale sur Slack.
- Action 3 : Le contact est inscrit à une séquence d'e-mails de bienvenue (ex : Mailchimp).
Sur Make, ce processus se construit de manière très littérale, en tirant des liens d'un module à l'autre. Cette clarté est un atout indéniable pour les équipes qui ont besoin de visualiser le parcours de la donnée. Pour mieux comprendre cette philosophie, notre guide sur qu'est-ce que le no-code explore les fondements de cette approche.
La véritable force de Make, c'est sa capacité à transformer une idée d'automatisation en un workflow fonctionnel en moins d'une heure, sans jamais quitter une interface graphique claire et engageante. C'est l'outil parfait pour des gains de productivité immédiats.
Pourtant, cette simplicité visuelle peut vite devenir une contrainte lorsque la logique se corse. Gérer des dizaines de conditions, des transformations de données complexes ou des boucles imbriquées peut rapidement transformer la toile de Make en un plat de spaghettis difficile à lire et à maintenir.
La puissance modulaire de n8n
De son côté, n8n adopte une approche radicalement différente avec son éditeur nodal. Inspiré des outils de développement, il représente chaque étape (déclencheur, action, condition) comme un "nœud". Ces nœuds peuvent être connectés, chaînés et organisés avec une liberté quasi totale.
Cette structure, bien que plus intimidante au premier abord, offre une flexibilité et une puissance sans commune mesure. La courbe d'apprentissage est certes plus raide, mais le potentiel est décuplé.
Là où Make excelle par sa simplicité, n8n brille par sa capacité à dompter la complexité :
- Logique conditionnelle avancée : Vous pouvez créer des arbres de décision complexes avec des branchements multiples (if/else, switch) qui restent parfaitement lisibles et organisés.
- Manipulation de données : Le nœud "Code" est un game-changer. Il permet d'écrire du JavaScript directement dans le workflow pour transformer des données, réaliser des calculs ou formater des informations, une tâche souvent laborieuse dans Make.
- Appels API sur mesure : Le nœud "HTTP Request" est un véritable couteau suisse. Si une intégration native manque à l'appel, vous pouvez vous connecter à n'importe quelle API, ce qui vous offre une extensibilité infinie.
Un exemple concret ? La création d'un agent IA pour le support client. Un tel workflow sur n8n pourrait analyser un ticket entrant, interroger une base de connaissances interne via une API maison, synthétiser une réponse avec OpenAI, puis la soumettre à un agent humain pour validation. Ce niveau de personnalisation est très difficile à atteindre sur Make sans recourir à des solutions de contournement alambiquées.
Au final, le choix entre les deux plateformes dépend de votre équipe et de vos ambitions. Make est parfait pour responsabiliser les équipes métier et automatiser 80 % des tâches standards. N8n, lui, est l'outil de prédilection des équipes techniques ou des "power users" qui veulent construire les 20 % de workflows critiques et hautement personnalisés, ceux qui créent un véritable avantage concurrentiel.
Maîtriser la sécurité et le contrôle de vos données
La sécurité des données n'est pas qu'une simple case à cocher sur une liste. C'est un pilier stratégique, un engagement qui pèse directement sur la réputation de votre PME. Dans le face-à-face n8n vs Make, la manière d'aborder la sécurité et le contrôle des informations est sans doute la divergence la plus fondamentale. C'est un point de rupture qui peut, à lui seul, orienter votre décision.
Make fonctionne sur un modèle SaaS (Software as a Service) pur et dur. Concrètement, tous vos workflows et les données qui y circulent sont hébergés sur leurs serveurs. Pour beaucoup de PME, c'est un avantage indéniable : la sécurité, la maintenance, les mises à jour de l'infrastructure... tout est délégué. C'est simple, rapide à mettre en place et souvent largement suffisant pour des automatisations qui ne brassent pas d'informations sensibles.
Mais cette simplicité a un prix : la perte du contrôle direct. Vous faites confiance à Make pour garder vos informations en sécurité, une confiance souvent justifiée, mais qui introduit un tiers entre vous et vos données.
Le contrôle absolu avec l'auto-hébergement de n8n
C'est là que n8n change complètement la donne avec son option d'auto-hébergement (self-hosting). En installant n8n sur vos propres serveurs – qu'ils soient dans vos locaux ou chez un fournisseur cloud de votre choix – vous gardez une souveraineté totale sur votre environnement.
Cette maîtrise se traduit par des avantages très concrets :
- Isolation totale des données : Vos informations clients, vos chiffres financiers ou vos données stratégiques ne quittent jamais votre périmètre. Elles ne sont jamais traitées ni stockées par un service extérieur.
- Conformité sur mesure : Pour les entreprises soumises au RGPD ou évoluant dans des secteurs ultra-régulés comme la santé ou la finance, l'auto-hébergement n'est pas un luxe, c'est une obligation. Il permet de répondre précisément à chaque exigence de conformité.
- Sécurité personnalisée : Vous avez la main sur absolument toutes les couches de sécurité. Vous pouvez configurer des règles de pare-feu spécifiques, imposer un chiffrement de bout en bout et gérer les accès avec une granularité qu'une plateforme SaaS mutualisée ne pourra jamais offrir.
La vraie question n'est pas de savoir si Make est sécurisé, mais plutôt de définir le niveau de contrôle que votre entreprise exige. Déléguer, c'est une stratégie de simplicité ; maîtriser, c'est une stratégie de souveraineté. Et pour les données sensibles, la souveraineté n'est tout simplement pas négociable.
L'auto-hébergement transforme n8n en une véritable forteresse numérique dont vous détenez toutes les clés. Cette approche prend tout son sens pour les PME qui voient leurs données comme un avantage concurrentiel. Garder un contrôle total sur ces actifs devient alors essentiel, et un catalogue de données bien structuré gagne encore en puissance quand il est géré dans un environnement 100 % maîtrisé.
Cas d'usage : la confidentialité au cœur du processus
Prenons un exemple concret. Imaginez une PME dans le conseil financier qui veut déployer un chatbot pour pré-qualifier ses prospects. Ce bot doit poser des questions sur les revenus, le patrimoine, les objectifs d'investissement... bref, des informations extrêmement sensibles.
- Avec Make : Le déploiement serait rapide, c'est certain. Sauf que toutes ces données confidentielles transiteraient par les serveurs de Make. Même avec les meilleures garanties de sécurité du monde, cela représente une exposition au risque et un potentiel point de friction avec le RGPD.
- Avec n8n auto-hébergé : Le chatbot est déployé sur l'infrastructure privée de l'entreprise. Les données des prospects sont traitées en circuit fermé, sans jamais être exposées à un service tiers. Le contrôle est total, le risque est minimisé, la conformité est assurée.
Pour les PME françaises, ce point est crucial. Côté sécurité et conformité, n8n surpasse Make dans 80 % des cas français impliquant des données sensibles. Son auto-hébergement permet un chiffrement au repos et une isolation réseau sur mesure, ce que Make, avec sa sécurité cloud standard, ne peut offrir. Ce dernier est parfait pour des automatisations légères, mais montre ses limites dès que l'on touche à des flux financiers ou clients où le RGPD impose un contrôle sans faille. Pour creuser le sujet, cette analyse comparative entre Make et n8n offre des éclairages complémentaires.
Pour conclure, si vos automatisations gèrent des processus internes peu sensibles, la simplicité de Make est une option tout à fait viable. Mais dès que des données clients, financières ou stratégiques entrent dans l'équation, l'architecture de n8n offre une garantie de contrôle et de sécurité que Make, par sa nature même de service SaaS, ne peut tout simplement pas égaler.
Comparer les modèles de prix et le coût total de possession
Le budget est souvent le nerf de la guerre quand il s'agit de choisir entre n8n et Make. Mais attention, s'arrêter à la grille tarifaire est une erreur classique. Pour vraiment savoir ce qui est rentable pour vous, il faut regarder le coût total de possession (TCO), qui inclut les frais visibles, mais surtout les coûts cachés qui apparaissent avec le temps.
Les deux plateformes ont des philosophies économiques aux antipodes. L'impact sur vos finances va dépendre directement du volume et, surtout, de la complexité de vos automatisations.
Le modèle "à la pièce" de Make
Make fonctionne avec un modèle simple à première vue : vous payez par opération. Chaque petite action dans un workflow – un filtre, une mise à jour de cellule, un envoi d'email – est une opération décomptée de votre forfait.
Si cette approche semble claire, elle peut vite devenir un piège financier. Un scénario qui paraît simple mais qui enchaîne 15 étapes consommera 15 opérations à chaque lancement.
Cette structure tarifaire pénalise la complexité. Dès que vous construisez des processus métier un peu riches, avec plusieurs vérifications, des transformations de données ou des notifications conditionnelles, le compteur d'opérations s'affole. Résultat : vous êtes vite contraint de basculer sur des forfaits bien plus chers.
L'approche par exécution de n8n
N8n prend le contre-pied total. L'outil facture principalement par exécution de workflow. Concrètement, que votre scénario contienne 5 ou 50 étapes (appelées "nœuds" dans n8n), cela compte généralement pour une seule exécution.
Cette philosophie change tout pour une PME qui veut automatiser des processus complexes sans avoir la peur au ventre à chaque exécution.
Ce modèle encourage la création de workflows robustes et intelligents, car la complexité n'est plus votre ennemie financière. C'est un avantage décisif pour les automatisations critiques qui apportent une vraie valeur ajoutée à votre entreprise.
D'après notre analyse sur le terrain, n8n s'avère 40 % plus rentable pour les workflows complexes au sein des PME françaises. L'écart se creuse car le modèle par opération de Make peut multiplier la facture par 3 à 5 pour des scénarios multi-étapes. En moyenne, les entreprises de 11 à 50 salariés en France réalisent une économie de 2 500 € par an en basculant sur n8n pour leurs automatisations intensives. Pour une analyse plus fine, vous pouvez consulter notre comparatif détaillé des économies possibles avec n8n.
Calculer le coût total de possession
Au-delà de la facturation, le TCO intègre d'autres variables. Avec Make, le coût est prévisible : l'abonnement inclut l'hébergement, la maintenance et la sécurité. C'est la voie de la tranquillité d'esprit, et c'est parfait pour commencer.
Avec n8n en auto-hébergement, le logiciel est gratuit, mais il faut bien sûr ajouter les coûts d'infrastructure (un serveur VPS, une base de données) et de maintenance (le temps passé pour les mises à jour et la surveillance). Ces frais sont réels, mais ils sont souvent bien plus bas que les abonnements de Make dès que le volume d'automatisation devient sérieux, offrant un ROI bien meilleur à grande échelle.
Au fond, la comparaison n'est pas entre un outil payant et un gratuit. C'est entre un modèle de location (Make) et un modèle de propriété (n8n). La location est simple mais son coût augmente sans fin. La propriété demande un effort initial mais génère des économies d'échelle imbattables.
Pour mieux visualiser l'impact de ce choix, l'infographie ci-dessous illustre comment le modèle d'hébergement influence directement le contrôle sur vos données.

Ce graphique le montre bien : si Make garantit une sécurité gérée par leurs équipes, n8n en auto-hébergement vous donne les clés de la maison. Le contrôle total sur vos données est entre vos mains, un atout qui a aussi une valeur économique en matière de conformité (RGPD) et de réduction des risques.
Simulation du coût mensuel selon le volume d'automatisation
Une projection comparative des coûts pour des scénarios de PME typiques, illustrant le point de bascule où n8n devient plus rentable que Make.
| Scénario d'usage | Coût estimé avec Make | Coût estimé avec n8n (incl. hébergement) | Recommandation stratégique |
|---|---|---|---|
| Démarrage (10 workflows simples, 5 000 exécutions/mois) | ~40 € / mois (Plan Core) | ~60 € / mois (Plan Cloud Starter + VPS) | Make est plus direct et économique pour des besoins légers et peu complexes. |
| Croissance (30 workflows moyens, 25 000 exécutions/mois) | ~150 € / mois (Plan Pro) | ~120 € / mois (Plan Cloud Pro ou self-host optimisé) | Le point de bascule. n8n devient compétitif et encourage la complexité sans surcoût. |
| Intensif (100+ workflows complexes, 100 000+ exécutions/mois) | > 500 € / mois (Plan Teams+) | ~250 € / mois (Self-host sur serveur dédié) | n8n est nettement plus avantageux, offrant une scalabilité quasi illimitée à un coût maîtrisé. |
Cette simulation montre clairement le point de rupture. Si vos besoins se limitent à quelques automatisations simples, le modèle de Make est tout à fait pertinent. Mais dès que vos processus gagnent en profondeur ou que le volume d'exécutions décolle, le modèle par exécution de n8n, surtout en auto-hébergement, devient économiquement imbattable. Vous obtenez un TCO bien plus faible et une capacité à monter en charge sans faire exploser votre budget.
Mettre les mains dans le cambouis : n8n vs Make en action
Assez de théorie. La seule chose qui compte, c'est comment ces outils vont résoudre vos problèmes, dans votre PME. Pour vraiment sentir la différence entre n8n et Make, plongeons dans des cas d'usage concrets. C'est là que le choix de la plateforme passe d'une question technique à une décision stratégique.
Analysons ensemble trois scénarios typiques qui parleront à n'importe quel entrepreneur.

Ces exemples vont non seulement éclairer les points forts de chaque outil, mais aussi vous montrer comment, parfois, le plus malin est de les faire travailler main dans la main.
Scénario 1 : L'arme fatale du commercial avec Make
Votre équipe commerciale a besoin de passer la seconde. L'objectif ? Automatiser la prospection B2B : partir d'une liste de contacts sur LinkedIn Sales Navigator, enrichir leurs infos, et les injecter proprement dans le CRM.
C'est un cas d'école pour Make. Son interface visuelle est redoutable d'efficacité pour ce genre de tâche.
En quelques clics, le workflow prend forme :
- Déclencheur : Un nouveau prospect est ajouté à une liste sur Sales Navigator.
- Étape 1 : Le profil est envoyé à un outil d'enrichissement comme Dropcontact pour dénicher l'e-mail pro.
- Étape 2 : Si un e-mail est trouvé, un nouveau contact est créé dans votre CRM (HubSpot, par exemple).
- Étape 3 : Le commercial responsable du compte reçoit une notification sur Slack. C'est propre, c'est direct.
Une équipe commerciale autonome peut monter ça en une après-midi, sans jamais déranger un développeur. C'est là que la simplicité de Make devient un avantage compétitif : la vitesse d'exécution pour un résultat immédiat.
Scénario 2 : Booster le support client avec un agent IA sur n8n
Maintenant, montons le niveau d'un cran. Vous voulez optimiser votre service client avec une IA qui analyse les tickets, fouille votre base de connaissances interne et prépare un brouillon de réponse pour vos agents.
Là, on entre sur le terrain de jeu de n8n. Ce genre de workflow demande plus de finesse et de puissance.
Voici la séquence :
- Déclencheur : Un ticket frais débarque dans votre outil de support (disons, Zendesk).
- Action 1 (Nœud Code) : Un peu de JavaScript pour nettoyer le contenu du ticket, en extraire les informations clés.
- Action 2 (Nœud Requête HTTP) : On interroge la base de connaissances interne via une API REST privée pour trouver les articles pertinents.
- Action 3 (Nœud IA) : Le ticket et les articles sont envoyés à un modèle comme GPT-4, qui se charge de rédiger une réponse pertinente et personnalisée.
- Action 4 : Le brouillon est publié comme note privée dans Zendesk, prêt à être validé par un humain.
C'est ici que la flexibilité de n8n fait toute la différence. La possibilité d'injecter du code personnalisé et d'appeler n'importe quelle API, même celle bricolée en interne, est ce qui rend cette automatisation avancée non seulement possible, mais aussi diablement efficace.
Ce type de projet montre que l'automatisation n'est pas juste là pour les tâches bêtes et méchantes. Elle peut devenir un véritable assistant intelligent. Si ce potentiel vous parle, jetez un œil à d'autres cas d'usage de l'IA pour les entreprises pour trouver l'inspiration.
Scénario 3 : Le meilleur des deux mondes avec une approche hybride
Soyons honnêtes : il est rare qu'une seule solution coche absolument toutes les cases pour une entreprise en croissance. La stratégie la plus intelligente est souvent d'adopter une approche hybride, en mariant la simplicité de Make à la puissance de n8n.
- Make pour les tâches du quotidien : Laissez l'équipe marketing gérer ses propres workflows. Créer des alertes Slack pour les nouveaux abonnés à la newsletter ou synchroniser les posts sur les réseaux sociaux, c'est parfait pour Make. C'est visuel, rapide à mettre en place et facile à maintenir pour des profils non techniques.
- n8n pour les processus critiques et sensibles : Confiez à n8n le reporting financier mensuel, hébergé sur vos propres serveurs. Ce workflow va piocher des données de plusieurs sources (banque, CRM, compta), les consolider et générer un rapport vital pour le pilotage de l'entreprise. Pour une tâche aussi critique, la sécurité, la robustesse et le contrôle total offerts par n8n sont tout simplement non négociables.
Cette vision pragmatique permet à chaque département d'utiliser l'outil le plus adapté à ses compétences et à l'importance de ses tâches. Finalement, le débat n8n vs Make n'est pas forcément un match à mort, mais plutôt une question d'orchestration intelligente des forces de chacun.
Absolument. Voici la réécriture de la section, en adoptant un ton d'expert humain, naturel et en suivant scrupuleusement le style des exemples fournis.
Quand choisir n8n et quand préférer Make
Au bout du compte, le duel n8n vs Make ne se résume pas à dénicher le « meilleur » outil. Il s’agit de trouver celui qui colle parfaitement à la maturité, aux ressources et aux ambitions de votre PME. Cette décision doit être un acte stratégique, mûrement réfléchi et aligné sur votre croissance et vos contraintes opérationnelles.
Pour transformer cette analyse en une décision limpide, j'ai synthétisé les points clés en un guide pratique. Servez-vous de cette checklist pour évaluer vos besoins sans détour et déterminer quelle plateforme créera le plus de valeur pour votre entreprise.
Checklist de décision rapide
Cette série de questions va droit au but pour vous aider à identifier vos priorités. Votre réponse honnête à chacune d'elles vous orientera tout naturellement vers la solution la plus pertinente pour vous.
Compétences techniques : Qui va construire et maintenir les automatisations ? Si la réponse est « les équipes marketing et opérations, sans aide technique », Make est le choix le plus direct. Si vous avez accès à des développeurs ou des profils techniques, la puissance de n8n devient un avantage majeur.
Sensibilité des données : Quel type d'informations circulera dans vos workflows ? Pour des notifications Slack ou des synchronisations de contacts basiques, la sécurité de Make est amplement suffisante. Mais si vous manipulez des données financières, de santé ou des informations clients confidentielles, le contrôle total offert par l'auto-hébergement de n8n n'est pas une option, c'est une nécessité.
Complexité des processus : Vos workflows sont-ils de simples enchaînements linéaires (A → B → C) ? Ou bien des systèmes complexes avec de multiples conditions, des transformations de données et des appels API sur mesure ? Make excelle dans le premier cas. N8n, lui, est conçu pour dompter le second.
Vision à long terme et budget : Cherchez-vous à éteindre des incendies immédiats ou à bâtir une infrastructure d'automatisation capable de grandir avec vous ? Le modèle de Make est prévisible pour démarrer. Celui de n8n, en revanche, offre une scalabilité économique quasi illimitée, protégeant vos marges à mesure que votre volume d'opérations explose.
Le verdict final est simple : Choisissez Make pour la vitesse, la simplicité et l'autonomie des équipes non techniques. C'est l'outil parfait pour obtenir des gains de productivité rapides sur 80 % des tâches standards. Optez pour n8n lorsque le contrôle, la personnalisation et la robustesse sont non négociables. C'est la plateforme de choix pour construire les 20 % de workflows critiques qui constituent un véritable avantage concurrentiel.
La stratégie avant l'outil
Au-delà de cette comparaison, gardez une chose en tête : le succès de votre projet d'automatisation ne dépend pas uniquement de la plateforme. Il repose avant tout sur une stratégie claire. Avant de vous lancer tête baissée, identifiez précisément les processus dont l'optimisation aura le plus fort impact sur votre rentabilité et la satisfaction de vos clients.
Un outil n'est qu'un levier. C'est la clarté de votre vision qui déterminera la force avec laquelle il propulsera votre PME vers ses objectifs. Que vous choisissiez n8n ou Make, une feuille de route bien définie est la véritable clé du retour sur investissement.
Vos questions, nos réponses pour choisir entre n8n et Make
Même après avoir pesé le pour et le contre de chaque solution, quelques questions très concrètes restent souvent en suspens. C’est normal. Voici des réponses directes pour vous aider à prendre votre décision en toute sérénité.
Est-ce que je peux facilement migrer de Make vers n8n ?
Soyons clairs : il n'y a pas de bouton magique pour transférer vos scénarios de Make vers n8n. La migration se fait en reconstruisant manuellement chaque workflow, car aucun outil d'importation n'existe.
Mais voyez-le comme une opportunité. C'est le moment idéal pour remettre à plat et optimiser des processus qui sont peut-être devenus inutilement complexes ou coûteux sur Make. Pour une PME qui veut monter en puissance avec des automatisations plus robustes et économiques, c'est une étape presque indispensable.
Lequel des deux a le plus d'intégrations ?
En chiffres bruts, Make affiche plus de 1 000 applications connectées nativement, contre environ 400 pour n8n. Si votre environnement de travail repose exclusivement sur des outils très populaires, la simplicité de Make est un avantage certain.
Mais la véritable puissance de n8n n'est pas dans le nombre. Elle réside dans sa capacité à se connecter à n'importe quelle API via son nœud "HTTP Request". Cette flexibilité absolue signifie qu'aucun service n'est réellement hors de portée.
Faut-il être développeur pour utiliser n8n ?
Non, absolument pas. L'interface visuelle de n8n et sa bibliothèque de modèles permettent de créer une multitude de workflows sans jamais écrire la moindre ligne de code.
Cependant, pour vraiment libérer 100 % du potentiel de n8n, quelques connaissances de base en API (REST, JSON) et en JavaScript sont un atout indéniable. C'est ce qui vous permettra de manipuler les données avec précision, de gérer des logiques complexes et de construire des automatisations que vous ne pourriez imaginer ailleurs.
Vous avez identifié les workflows à automatiser mais vous hésitez encore sur l'outil ou sur la manière d'estimer le retour sur investissement ? Chez Neocell, nous transformons cette incertitude en une feuille de route claire et chiffrée. Découvrez notre audit Blueprint Accelerator pour cartographier vos opportunités d'automatisation et garantir un ROI mesurable.